Le 27 juin, les professionnels de l'industrie photovoltaïque, étaient réunis à Aix-les-Bains, à l'occasion d'un colloque en partie consacré aux obstacles que connait le développement de l'énergie photovoltaïque en France. Si on ne peut nier une certaine progression de l'installation de panneaux solaires dans l'hexagone, cette technologie est encore jugée coûteuse et compliquée. La France tente de rattraper le retard accumulé face à ses voisins européens en encourageant le recours à cette énergie.
Depuis 2007, les particuliers ayant recours au photovoltaïque bénéficient d'un crédit d'impôt. Ils ont également la possibilité de revendre leur électricité 55 centimes le kilowatt/h à EDF (si leur installation est intégrée à la toiture). Mais, outre certaines réticences culturelles, les démarches, elles aussi, restent dissuasives. Pour l'établissement d'un contrat avec EDF, six formulaires de demande d'autorisation sont nécessaires. Les Allemands, eux, n'ont besoin que d'un formulaire. Le coût d'un tel investissement peut également paraître prohibitif. Il faut compter 20.000 euros pour l'installation d'un générateur de 2,8 kWc (Kilowatt-crête, unité de mesure des matériaux photovoltaïques) qui ne produit qu'une partie des besoins en électricité du foyer, selon EDF.
L'Electricité Réseau distribution de France (ERDF) enregistre néanmoins une augmentation des demandes de 10% par an. Les professionnels restent optimistes. Eric Laborde, directeur de l'Epia (European Photovoltaic Industry Association), a notamment déclaré : « Le marché photovoltaïque a très bien démarré. Il ne faut pas révolutionner le système mais l'améliorer. »
Réduire les délais administratifs, limiter le coût des matériaux, trouver de nouveaux procédés de traitement du silicium (principal support des panneaux solaires), sont autant de pistes à approfondir pour développer l'énergie solaire en France.