En Afrique du Sud le moratoire de 13 ans sur l'abattage des éléphants est levé jeudi 1er mai. En cause : l'appétit des pachydermes qui menace la biodiversité, Pendant ces 13 années, leur population est passée de 8.000 à 18.000 individus. Toutefois, « l'abattage ne pourra être retenu qu'en cas d'échec des tentatives de contraception ou de déplacement des populations», explique des responsables de l'organisme SANParks qui gère les réserves nationales.

Toutefois, la reprise possible de l'abattage a causé une forte émotion chez les défenseurs des animaux, particulièrement sensible à la méthode retenue pour abattre les éléphants. Ces derniers seront tués par un tireur d'élite qui, depuis un hélicoptère, essaiera de les abattre avec une seule balle au cerveau. Les familles et troupeaux seront tous tués en même temps, à l'écart d'autres groupes, pour éviter les traumatismes.
La semaine dernière, des spécialistes des éléphants venus du monde entier se sont réunis en Afrique du Sud pour discuter des moyens de contrôler les dégâts causés par ces animaux. Tout en soulignant que "les éléphants sont capables d'apprendre, qu'ils ressentent la peur, la souffrance et apparemment le sentiment de perte", ils ont estimé que "L'abattage et le déplacement sont les seules options efficaces pour réduire la densité de population dans les endroits où il est urgent de le faire".