Interdire l'importation de peaux de phoques en Europe pourrait avoir de graves conséquences selon le gouvernement canadien. Les autorités canadiennes contestent les accusations d'utilisation de méthodes cruelles. Malgré des dérogations prévues pour les chasses traditionnelles pratiquées par les Inuits au Canada, en Sibérie, en Alaska, et au Groenland, le gouvernement canadien reste septique. Le véritable problème est de déterminer à partir de quel moment la pratique des chasseurs devient cruelle. "S'incliner devant la désinformation et la rhétorique teintée d'émotivité en restreignant le commerce d'animaux capturés sans crauté créerait undangereux précédent pour toutes les chasses sauvages".

C'est sur ce point que la commission européenne doit encore travailler. Pour le moment le gouvernement canadien est dans l'attente de ces précisions mais ne se fait pas d'illusion et prédit des « dérapages » si l'U.E persiste dans la voie qu'elle a ouverte. Les chasseurs canadiens ont abattu au printemps 275.000 phoques sur une population totale de 16 millions.