Stop ou encore à la pêche illégale ? L'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a décidé de dire stop par l'intermédiaire d'un traité, qui vise à interdire l'accès des ports aux navires pratiquant la pêche illégale.
L'Organisation rejointe par plusieurs pays :
Après l'Angola, le Brésil, le Chili, la Commission européenne, les Etats-Unis, l'Indonésie, l'Islande, la Norvège, Samoa, la Sierra Leone et l'Uruguay, cinq nouveaux pays ont signé le traité de l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture : la Russie, l'Australie, le Gabon, le Pérou et la Nouvelle-Zélande. Ce traité entrera en vigueur dès qu'il aura été ratifié par 25 Etats.
L'"Accord sur les mesures du ressort de l'Etat du port visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée" constitue le tout premier traité mondial portant spécifiquement sur ces problèmes.
Voici quelques mesures prévues :
- un système d'autorisation préalable pour les navires de pêche étrangers avant d'accoster dans certains ports
- des inspections régulières par des agents formés par les Etats signataires
- la création de réseaux pour permettre aux pays de partager les informations sur les navires qui se livrent à la pêche illégale.
Dans un rapport publié en mars 2009, la FAO notait que 19 % des principaux stocks halieutiques des pêches marines commerciales suivis par la FAO sont "surexploités et 8 % épuisés", tandis qu'environ la moitié sont "pleinement exploités" en particulier dans l'Atlantique du nord-est, l'ouest de l'océan Indien et le nord-ouest du Pacifique.