Quand Greenpeace demande purement et simplement la suspension de la chasse à la baleine à des fins commerciales ou scientifiques jusqu'en...2011 dans l'attente d'une réforme de la Commission baleinière internationale.
Une réforme aura-t-elle lieu ?
Tiraillée depuis plusieurs années entre les Etats "chasseurs" et "protecteurs", la Commission ne parvient pas à élaborer un nouveau compromis pour réglementer la chasse et la conservation des grands cétacés. En vain !
La réclamation de Greenpeace a été faite lundi à Madère (Portugal) lors du coup d'envoi de la 61ème réunion de la Commission baleinière internationale, créée pour "gérer les baleines au bénéfice de l'industrie baleinière". Greenpeace a déclaré qu'elle souhaitait que tous les programmes de chasse à la baleine soient suspendus à l'exception bien-sûr de la pêche aborigène de subsistance.
"La Commission baleinière internationale doit concentrer tous ses efforts vers l'étude non létale des baleines et définir des stratégies permettant de ramener, sur les 100 prochaines années, les populations de baleines à leur niveau d'avant leur exploitation" ajoute Greenpeace.
Créée en 1946, la Commission baleinière internationale a progressivement adopté une attitude plus protectrice face aux menaces d'extinction des baleines (la plupart des espèces ont vu leurs populations réduire de plus de 80% durant l'ère de la chasse industrielle).
Elle a aussi imposé en 1986 un moratoire illimité qui interdit la chasse commerciale à la baleine, mais autorise, selon des quotas précis, la chasse à des fins scientifiques et la chasse aborigène de subsistance, pratiquée par des peuples autochtones (Sibérie, Alaska, Groënland).
Deux pays refusent de se soumettre au moratoire et continuer de capturer des baleines à des fins commerciales : la Norvège et l'Islande