Après la deuxième et dernière journée mercredi (15 juillet), les participants à la table ronde du Grenelle de la mer ont décidé de déclarer la guerre dans les eaux françaises aux déchets, pollutions et salissures qui dégradent le milieu marin.
ENERGIES MARINES
- Lancement d'un plan "Energies Bleues" de développement des énergies marines. L'objectif est d'arriver avant 2020 à une capacité de production de 6.000 MW d'énergies utilisant la houle, les marées, les courants, les différences de température entre la surface et le fond.
TRANSPORT MARITIME
- Création d'une filière française de démantèlement et de déconstruction des navires civils ou militaires en fin de vie.
- désignation d'un "Monsieur" ou une "Madame démantèlement" cet été.
- Etude d'un concept de "port offshore pour 2015 pour éviter les dragages trop importants pour l'accès de gros navires au littoral.
RESSOURCES HALIEUTIQUES
- Proposition de classement du thon rouge parmi les espèces protégées de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction.
Ce classement permettrait d'encadrer de façon stricte sa pêche, dont le stock s'effondre.
- Fin de la pêche au requin taupe, par le non renouvellement des licences des pêche et réflexion.
- Interdiction du "finning", qui consiste à découper les ailerons des requins vivants avant de les rejeter à la mer.
- Mission d'étude confiée à l'ancien ministre de la mer Louis Le Pensec, concernant la pêche au chalutage des espèces en eau profonde. Cette technique de pêche dilapide la diversité de la vie sous marine. Les conclusions sont attendues à l'automne.
- Extension des aires marines protégées notamment en Polynésie française. Elles devront représenter 20% des zones économiques exclusives (200 milles au delà des côtes) d'ici 2020 (contre moins de 2% actuellement).
POLLUTIONS MARINES
- Proposer un objectif objectif de réduction des gaz à effet de serre du transport maritime
- Marquage des hydrocarbures, notamment par ADN pour lutter contre les dégazages. Il sera testé en 2009 par le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux pour des résultats attendus en 2010.
- Réduction des nitrates et des phosphates, d'origine agricole, urbaine ou industrielle. L'objectif est le suivant : moins 40% d'ici 2012/2014 dans les zones vulnérables. Ces produits favorisent les algues vertes et phytoplanctons toxiques.
- Traiter à terre les sédiments de dragage des ports et estuaires les plus pollués et objectif "zéro rejet urbain non traité en 2030".