Désormais l'autorisation de commercialisation des huîtres ne dépendra plus du test souris !
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire a déclaré : "J'ai donné des consignes au préfet : depuis le 1er janvier, l'ouverture ou la fermeture du bassin repose exclusivement sur le test chimique" a-t-il indiqué.
Ce test physico chimique, validé par l'Union européenne, remplace celui de la souris, qui était contesté par les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon depuis de nombreuses années. Avec ce test, qui permet d'"identifier et de quantifier" 13 types de toxines, "les consommateurs sont mieux protégés" a affirmé le ministre.
Le test de la souris, "incompréhensible pour les ostréiculteurs", permettait de "prendre une décision (mais) sans savoir pourquoi la souris meurt. On n'a jamais pu identifier le type de toxine présente" dans les huîtres et moules concernées, a rappelé Bruno Le Maire. Ce test sera toutefois maintenu, à des fins "de suivi de l'état sanitaire du bassin", au même titre que d'"autres tests, par exemple sur le phytoplancton" a-t-il poursuivi.
Le ministre a également promis que le gouvernement offrirait son "aide pour identifier les raisons de la surmortalité" des jeunes huîtres observée depuis quelques années et "travailler sur de nouvelles souches plus résistantes". L'Etat va donc verser 1,6 M d'euros au titre de l'année 2009 aux professionnels du bassin les plus touchés. Quant aux entreprises fragilisées, elles se verront exonérées de redevance domaniale et un fonds d'allègement de charge de 2,5 M d'euros sera "réactivé".