Le changement climatique est concret et multiple pour les petits Etats insulaires, qui seront rayés de la carte si le niveau des océans continue de grimper. A Poznan (Pologne), où se tient jusqu'au 12 décembre la conférence sur le climat, ils ont décidé de monter au créneau en réclamant des objectifs ambitieux comme limiter la hausse des températures moyennes à 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels. Une hausse de 2°C aurait des conséquences dévastatrices selon l'alliance des petits Etats insulaires.
"C'est une question de survie pour nombre d'entre nous. Il s'agit d'une menace sur le gagne pain des populations, d'une menace sur l'existence même de certains pays" constate Leon Charles (Grenade).
Le réchauffement climatique pourrait
"Nombre de nos aéroports sont situés à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer" rappelle Albert Binger, délégué d'Antigua-et-Barbuda (Antilles). "Notre pays est très montagneux, presque tout le monde vit sur la côte. La moindre élévation du niveau des mers aura un impact sur toute la population" explique Nyasha Hamilton, déléguée de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.
Les petits Etats insulaires bien organisés
A Poznan, ils viennent de proposer un mécanisme d'assurance qui permettrait d'anticiper les bouleversements à venir. "Les petits Etats insulaires sont bien organisés, il mettent des propositions sur la table. Ils ont réussi à communiquer et à exercer une pression politique" a commenté un négociateur européen à Poznan.