L'activité agricole sur l'île de Batz (Finistère) est aujourd'hui menacée par des lapins de garenne. "Il y a dix ans, il n'y avait pas de lapins sauvages. Maintenant, il y en a partout" a affirmé le maire de Batz Guy Cabioch.
Les pièges, les battues administratives, les filets de pêche ou encore les fils électrifiés installés pour protéger les cultures, n'arrêtent la prolifération de ces mammifères capables de dévaster un champs de jeunes pousses de choux-fleurs, de fenouil ou de persil en une nuit.
De ce fait, certains agriculteurs insulaires qui ont leur permis de chasse, bénéficient d'une dérogation pour tirer le lapin tout au long de l'année, a précisé le maire de Batz.
Seules les cultures de pommes de terre, sont épargnées par l'oryctolagus cuniculus, le nom scientifique du lapin de garenne.
Le maire comptait sur la consanguinité de cet animal... nuisible pour voir chuter le nombre d'individus.
Mais il a rapidement déchanté quand des scientifiques lui ont appris le croisement du lapin de l'île de Batz avec des congénères domestiques.
Il y a quelques jours, le conseil municipal de Batz a voté à l'unanimité une motion pour solliciter des services de l'État des moyens pour éradiquer les lapins sur l'ensemble de l'île.