Le tribunal correctionnel de Pau n'a pas tiré à boulets rouges sur le chasseur, qui a été relaxé après avoir tué l'ourse Cannelle le 1er novembre 2004. Il s'agissait du dernier spécimen d'ourse de souche pyrénéenne. Ce verdict reste au travers de la gorge du Fonds mondial pour la nature (WWF).
"Cette relaxe met à bas la protection de nombreuses espèces animales en France en
accordant un permis de tuer. Ce jugement revient à faire disparaître purement et simplement le statut d'espèce protégée en France. Il suffit en effet désormais de se rendre volontairement dans un lieu où l'on sait que l'on va rencontrer un animal sauvage protégé, de le tuer et d'invoquer ensuite la légitime défense pour être exonéré de toute culpabilité".
Chargé par l'animal et ne parvenant pas à se protéger, René Marquèze (65 ans) a toujours crié son innocence et assure n'avoir tiré qu'au dernier recours.
Cette affaire avait défrayé la chronique chez les défenseurs de la nature qui soutiennent toujours le programme de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. Ce programme a été lancé dans les années 1980 pour empêcher la disparition de cette espèce.