Plus de 100.000 Indonésiens, vivant aux alentours du volcan Merapi sur l'île de Java ont été évacués. Le volcan a une nouvelle fois émis des gaz toxiques et des nuages de cendres jusqu'à 8 kilomètres dans le ciel, ont indiqué les autorités.
Dans une phase éruptive intensive depuis le 26 octobre, le Merapi ne montre aucun signe d'apaisement, selon les vulcanologues. Les autorités ont fixé jeudi à 44 le nombre de décès depuis le début de la phase éruptive, dont 41 "sont directement liés aux éruptions" et trois à des causes indirectes.
Le volcan, qui culmine à 2.914 mètres, a de nouveau explosé jeudi matin, "encore plus fortement que la veille" ont-ils indiqué. "Le nuage a atteint une hauteur de 8 kilomètres et des écoulements pyroclastiques sont descendus le long des pentes jusqu'à neuf kilomètres" sur la face sud.
Mercredi, les autorités avaient élargi, à une distance de 10 à 15 kilomètres du sommet, la zone interdite, entraînant l'évacuation de dizaines de milliers de personnes vers les centres temporaires, qui accueillent 90.000 réfugiés.
Le Merapi est situé au milieu d'une région extrêmement peuplée, avec plus d'un million de personnes vivant dans ses environs, notamment dans la ville de Yogyakarta, à 25 kilomètres. L'éruption du 26 octobre avait causé la mort de 36 personnes.
Un volcan toujours très actif
Le Merapi, qui entre en éruption tous les quatre ou cinq ans, a déjà connu près de 70 éruptions depuis le milieu du XVIe siècle, dont certaines dévastatrices, comme en 1930 (1.400 morts) et 1994 (60 morts).
Les autorités avaient demandé mardi aux compagnies aériennes d'utiliser des routes alternatives pour éviter à leurs avions de survoler les environs du volcan. Plusieurs compagnies ont annulé des vols à partir des deux aéroports les plus proches du Merapi.