Les pluies torrentielles tombées dans la nuit de mardi à mercredi, les inondations et les glissements de terrain survenus dans la région montagneuse près de Rio de Janeiro au Brésil ont fait 520 morts, selon les pompiers.
Les victimes, notamment surprises dans leur sommeil par des torrents de boue, ont été recensées à Nova Friburgo (232), Teresopolis (228), Petropolis (39) et à Sumidouro (21).
Les prévisions météorologiques ne sont pas rassurantes. De nouvelles et intenses pluies sont attendues vendredi (14 janvier). Les dégâts sont aussi considérables puisque ces coulées de boue ont emporté les arbres, les résidences, les auberges, les hôtels et les voitures. Rappelons que cette région a été placée en état d'alerte.
Selon les experts, l'ampleur de cette catastrophe est due à la conjonction de rares phénomènes naturels et de l'urbanisation sauvage. "Cela a été une catastrophe naturelle, aggravée par l'urbanisation sauvage qui fragilise la nature. Cela a favorisé les glissements de terrains et les morts" a dit un responsable du Laboratoire d'hydrologie de l'Université fédérale de Rio.
Pour les médias brésiliens, cette tragédie "est considérée comme la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire du pays". Elle dépasse celle de Caraguatatuba, sur le littoral nord de Sao Paulo, qui avait fait 436 morts en 1967.