L'Italie a décidé d'imposer à ses thoniers senneurs un moratoire d'un an sur la pêche... au thon rouge, a annoncé un porte-parole de la Commission européenne. Une aide européenne va leur permettre de financer l'inactivité des bateaux de pêche. L'Italie espère que la France et l'Espagne en feront autant afin que les stocks puissent se renouveler. La position de la France sur une éventuelle interdiction du commerce international du thon rouge pourrait intervenir cette semaine. A suivre...
Inscrire le thon rouge à l'annexe I de la CITES
Dans une résolution, les élus ont demandé à la Commission européenne et aux Etats membres de l'Union européenne de "soutenir l'inscription du thon rouge à l'annexe I" de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES), dont la prochaine réunion est prévue du 13 au 25 mars à Doha.
Les services de la Commission européenne sont actuellement divisés à propos d'une inscription du thon rouge à l'annexe I de la CITES, qui interdirait la vente de ce poisson hors des frontières du pays du bateau pêcheur. Or cette espèce est particulièrement appréciée des consommateurs japonais.
Qui est contre l'inscription ?
Alors que le commissaire chargé de l'environnement, le Grec Stavros Dimas, soutient l'inscription du thon à l'annexe I, les pays européens riverains de la Méditerranée (France, Espagne, Grèce, Malte et Chypre), où est principalement pêché le thon rouge, y sont encore opposés, arguant que les connaissances scientifiques sur les stocks n'étaient pas suffisantes.
De son côté, le ministre français de la Pêche, Bruno Le Maire, plaide pour une inscription du thon rouge à l'annexe II de la CITES, qui concerne les espèces dont la survie pourrait être menacée à l'avenir.