Le Ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo vient de demander, lors du forum annuel du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement), l'organisation d'une réunion internationale, « dans les trois ou quatre mois », pour réfléchir sur un GIEC de la biodiversité.
Le saviez-vous ?
Qu'est-ce que le GIEC ?
Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a pour mission d'évaluer objectivement les informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d'origine humaine.
Le but du GIEC est de cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et d'envisager d'éventuelles stratégies d'adaptation et d'atténuation.
Les scientifiques réclament depuis plusieurs années la création d'un mécanisme similaire qui permettrait d'évaluer l'érosion de la biodiversité dans le monde.
Agir pour la biodiversité
Un projet de création d'un IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) est à l'étude, mais bute encore sur les réticences de certains pays, comme le Brésil, désireux de protéger leur souveraineté sur la gestion de leurs forêts et de leurs richesses biologiques.
« Nous avons besoin d'urgence de l'IPBES, nous en avons besoin pour la prise de décision publique et nous en avons besoin pour l'opinion publique », déclare Jean-Louis Borloo. Qui ajoute« Bien sûr, il y a des problèmes de souveraineté mais il faut trouver des solutions »". »
« La biodiversité, c'est capital », insiste le Ministre de l'Ecologie.