Selon l'Institut géologique américain, un violent séisme de magnitude 6,4 a frappé lundi à 20h07 GMT le centre du Japon, faisant une centaine de blessés et provoquant un mini tsunami.
Pour sa part, l'Agence météorologique japonaise estime la magnitude à 6,5, rectifiant le chiffre de 6,6 donné auparavant.
Le tremblement de terre s'est produit dans l'océan Pacifique, à 26,8 km de profondeur seulement, et à 30 km des côtes de la préfecture de Shizuoka (centre).
La secousse, très violente, a été ressentie à Tokyo, située à 170 km plus au nord, où les immeubles ont tremblé.

Une alerte au tsunami a été déclenchée puis levée
Immédiatement après le séisme, une alerte au tsunami a été mise en place.
Elle a été levée après que l'Agence météorologique nippone ait constaté un mini raz-de-marée de 40 cm de hauteur dans certains ports de la côte.
Une centaine de personnes ont été blessées
Une centaine de personnes ont été blessées, la plupart par la chute d'objets, et trois d'entre elles se trouvaient dans un état grave, précisent des responsables des préfectures côtières de Shizuoka, Kanagawa et Aichi (centre).
Des dégâts ?
Selon Le gouverneur de la préfecture de Shizuoka, Heita Kawakatsu, a il n'y aurait « aucune information faisant état de dégâts importants ».
Deux réacteurs de la centrale nucléaire de Hamaoka, située dans la région, se sont arrêtés en procédure d'urgence, précise la société exploitante, Chubu Electric Power, mais « aucune anomalie n'a été constatée à la centrale », précise un responsable.
Le trafic sur l'un des principaux axes ferroviaires du Japon, la ligne Shinkansen Tokaido, a été rétabli entre Tokyo et la métropole de Nagoya (centre), après que des agents eurent vérifié la sécurité des voies.
En revanche, l'autoroute entre Tokyo et la préfecture d'Aichi (centre), qui traverse la zone touchée par le séisme, était en revanche toujours fermée à 04H00 GMT.
Après le séisme, le typhon Etau arrive !
Un responsable de l'Agence météorologique précise que la préfecture de Shizuoka se prépare à subir les effets du passage au large du typhon Etau, expliquant qu'il y avait des risques de glissements de terrain, à cause de la combinaison entre les fortes précipitations à venir et les conséquences du séisme, qui a rendu le sol instable à certains endroits.