Les écosystèmes marins et l'industrie de la pêche permettant à des dizaines de millions de personnes de vivre sont menacés par l'acidification des océans, qui est notamment provoqué par les émissions de gaz à effet de serre.
Cette mise en garde a été faite par 150 scientifiques présents à Nice qui soulignent que l'acidification des océans est en augmentation constante depuis 25 ans, qu'elle s'accélère, et que "des dégâts sévères" vont en résulter très rapidement.
Ce processus a un impact direct sur certains organismes marins
Les océans absorbent actuellement un quart du CO2 émis dans l'atmosphère par les activités humaines. La dissolution du CO2 dans l'eau produit de l'acide carbonique, qui accroît l'acidification des océans. Ce processus a un impact direct sur certains organismes marins qui secrètent du calcaire, comme les moules, les huîtres ou les récifs coralliens, et un impact indirect sur la chaîne alimentaire marine et sur l'industrie de la pêche.
Cette augmentation ne feraient pas les affaires des récifs coralliens
Selon ces scientifiques, le taux moyen de concentration de CO2 dans l'atmosphère pourrait atteindre le double de la période pré-industrielle en 2050. Cette augmentation ne ferait pas les affaires des récifs coralliens, qui pourraient diminuer d'un tiers d'ici 2050. Il va sans dire que la disparition des récifs serait un coup dur pour de nombreuses espèces qui viennent s'y reproduire. Des espèces, comme les escargots ptéropodes, qui constituent la nourriture principale des saumons dans l'Atlantique nord, sont directement menacés.
La déclaration de Monaco a été élaborée à la suite d'une décision prise lors du deuxième symposium sur l'Océan, qui s'est tenu du 6 au 9 octobre 2008 dans la principauté monégasque. Le texte appelle les décideurs politiques à soutenir les efforts de recherche sur l'acidification et à développer d'urgence "des plans ambitieux pour limiter de façon drastique les émissions" de gaz à effet de serre.