Mauvaises nouvelles pour tous les moutons britanniques qui, l'été approchant, aimeraient bien se débarrasser de leur luxuriante toison !
En effet, il y aurait, cette année, une pénurie de... tondeurs qualifiés. Ces derniers viennent habituellement d'Australie ou de Nouvelle-Zélande. Or, s'ils sont environ 500 à faire habituellement le déplacement, les nouvelles procédures d'immigration en Grande-Bretagne compliquent significativement leur venue.

Quelles sont ces nouvelles procédures ?
Les tondeurs australiens et néo-zélandais doivent maintenant obtenir une carte biométrique, que Londres exige désormais pour les travailleurs étrangers.
Cette carte coûte environ 200 euros, et suppose que les tondeurs australiens se rendent dans la capitale australienne, Camberra, afin de donner leurs empreintes digitales et se faire photographier, explique Frank Langrish, éleveur et président du Bureau de marketing de la laine britannique.
« C'est la bureaucratie poussée à l'extrême et cela veut dire que des millions de moutons vont souffrir cet été », a souligné Rob Morris, un Britannique qui fait venir des Néo-Zélandais pour tondre quelque 35.000 moutons chaque été.
Une main d'œuvre indispensable
« L'élevage ovin britannique dépend de la tonte réalisée par ces équipes hautement qualifiées de l'hémisphère sud », souligne Frank Langrish.
« Selon une estimation minimale ils tondent environ cinq millions de moutons en Grande-Bretagne. Et s'ils n'arrivent pas en Grande-Bretagne dans les prochaines semaines nous allons avoir de sérieux problèmes pour le bien-être de nos troupeaux », avertit-il.