Deux milliards de personnes sont victimes de la désertification et vivent dans les pays sous-développés.
Les effets de la désertification souvent oubliés
Luc Gnacadja, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, a regretté que les réunions mondiales sur l'environnement n'aient pas pris la pleine mesure des effets de la désertification et se concentrent davantage sur le réchauffement climatique et la déforestation.
"Si nous ne nous accordons pas pour réhabiliter les terres dégradées, nous dégraderons davantage les terres ( ...)" a-t-il averti.
L'Afrique la première touchée
La lutte contre la désertification est un "défi stratégique" a-t-il expliqué, car "les sécheresses entraînent des désastres humanitaires" et c'est l'Afrique qui est la première touchée par ce phénomène qui touche 41 % des terres de la planète.
"La diversité microbiologique fait que les terres ont la capacité de se régénérer sinon elles se dégradent" a-t-il souligné en plaidant pour l'amélioration des sols. Cette lutte est "le secteur qui a le plus fort potentiel pour diminuer la pauvreté".
Il faut savoir que "10 % de plus de récolte permet de réduire la pauvreté de 6 %". "Le coût de l'action est moindre que celui de l'inaction dans ce domaine" a encore affirmé ce responsable de l'ONU.
"La désertification affecte plus de victimes directes que le changement climatique" a-t-il encore indiqué. "A l'heure actuelle on meurt à cause de la désertification alors que ce n'est pas le cas encore avec le réchauffement de la planète.
Luc Gnacadja compte beaucoup sur la prochaine conférence de l'ONU sur le changement climatique, qui doit se dérouler du 29 novembre au 10 décembre à Cancun (Mexique) pour trouver "un accord inclusif qui tienne compte des sols" et "qui porte sur le potentiel des sols et évite leur dégradation".