Une étude révèle que la calotte Cook, située aux îles Kerguelen (Terres australes et antarctiques françaises), a perdu 22% de son volume en 40 ans alors que la vitesse de diminution de sa surface a doublé depuis 1991.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes
Selon les travaux publiés dans la revue américaine Journal of Geophysical Research, "l'amincissement de la calotte Cook atteint 300 à 400 mètres au niveau des langues glaciaires à basse altitude".
Depuis une quarantaine d'années également, les "pertes d'épaisseur atteignent environ 1,5 mètre par an.
En surface, "la perte de glace était de l'ordre de 1,9 km2 par an entre 1963 et 1991 et a augmenté pour atteindre 3,8 km2 par an après cette date" selon les chercheurs
La diminution des précipitations a aussi joué un rôle
"L'accélération récente des pertes de surface et d'épaisseur ne peut pas être attribuée qu'au réchauffement à la fin du petit âge de glace (1650-1850) mais aussi à la conséquence du réchauffement récent" selon Etienne Berthier, du Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales. Mais la diminution des précipitations sur les Kerguelen a également joué un rôle.
"Il y a des pertes de glace depuis les années 2000"
La situation décrite par les chercheurs aux Kerguelen correspond à une tendance générale d'accélération de la fonte de glaciers. "Jusque dans les années 90, il y avait quelques régions, notamment en Norvège ou en Nouvelle-Zélande, où l'augmentation des précipitations faisait plus que compenser l'élévation des températures. Mais même dans ces régions, il y a des pertes de glace depuis les années 2000" rappelle le chercheur.
Le saviez-vous ?
La fonte des calottes et des glaciers contribue à l'élévation du niveau des mers.