La guerre des blaireaux aura-t-elle lieu en Grande-Bretagne, où ce mammifère, considéré comme une espèce protégée, est soupçonné de transmettre la tuberculose aux bovins ? Faut-il en sacrifier ? C'est la question que se pose actuellement le gouvernement qui doit prendre des mesures d'urgence pour limiter la progression de cette maladie bactérienne.
Les éleveurs ont essuyé de lourdes pertes
Par conséquent, certains d'entre eux pourraient se voir attribuer des autorisations pour éliminer les blaireaux. Cette élimination sera-t-elle efficace ? Selon le département de l'environnement (Defra), pour que la mesure soit efficace il faudrait autoriser les fermiers à tuer les blaireaux sur une zone de 150 km2 pour enrayer l'infection des troupeaux bovins.
"25.0000 bovins ont été abattus l'an dernier, et le coût pour le contribuable s'est élevé à 63 millions de livres en Angleterre seule" a souligné le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, Jim Paice.
La tuberculose bovine : qu'est-ce donc ?
La tuberculose bovine est une maladie bactérienne chronique des animaux, qui peut toucher les bovins, mais aussi d'autres animaux domestiques et sauvages (rats, ragondins, furets, sangliers, blaireaux...), et contaminer l'homme.
Le blaireau coupable ou non coupable
Le blaireau a été identifié comme un "réservoir" de la maladie au Royaume-Uni et en République d'Irlande, selon l'Organisation mondiale de la santé animale. Généralement, la maladie est combattue par l'abattage des troupeaux bovins contaminés après un test positif à la tuberculine. Les défenseurs du blaireau font valoir qu'il n'y a aucune preuve scientifique de l'efficacité de l'abattage des blaireaux pour enrayer la maladie.