Depuis la base aérienne de Cap Canaveral en Floride, la Nasa a réussi le lancement de deux sondes lunaires américaines. La fusée Atlas V à deux étages s'est arrachée de son pas de tir de la base aérienne et la séparation finale s'est effectuée 45 minutes plus tard alors que les conditions météorologiques n'étaient pas favorables.
Les sondes ont été appelées LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) et LCROSS (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite).
Les principaux objectifs de LRO :
LRO, dont la mission durera douze mois, devra cartographier la surface lunaire, repérer des sites possibles d'alunissage, rechercher la présence éventuelle de glace, notamment dans des cratères en permanence dans l'obscurité, et obtenir des mesures précises de températures au sol et des radiations cosmiques.
Cette sonde de 1.916 kilos (dont 898 de carburant), placée en orbite polaire, survolera ainsi la Lune à une altitude de 50 kilomètres. Son voyage de la Terre à la Lune, distante d'environ 384.000 kilomètres, va prendre quatre jours.
Les principaux objectifs de LCROSS
Sa mission est de rechercher de l'eau dans un cratère près du pôle sud où des émanations d'hydrogène déjà détectées pourraient indiquer la présence de glace.
LCROSS restera attachée durant son périple de trois mois vers la Lune au deuxième étage de la fusée Atlas V, appelé Centaur, qui doit aller s'écraser dans un cratère lunaire près du pôle sud jamais exposé au soleil pour déterminer s'il y a de l'eau, sous forme de glace, sur la lune. Ensuite LCROSS subira le même sort quatre minutes plus tard.
Auparavant, ses neuf instruments de mesure, dont trois spectromètres, devront capter et analyser les particules dans le panache de 350 tonnes de matériaux provoqué lors du choc, avant de transmettre les résultats à la Terre. Il sera alors possible de déterminer si de l'eau se trouve dans ce cratère.
Retour annoncé des Américains sur la Lune
Ces deux sondes vont permettre, grâce aux données scientifiques recueillies, de préparer le retour à l'horizon 2020 des Américains sur la Lune.
Rappelons qu'ils sont les premiers et les seuls à s'être posés en 1969 et où ils ne sont jamais retournés depuis 1972.
"Cette mission robotique nous donnera les informations nécessaires pour prendre les meilleures décisions quant à la future présence humaine sur la lune" a expliqué lundi Todd May, un responsable de l'agence spatiale américaine.