La présidence française de l'Union européenne est pour un renforcement de la coopération scientifique internationale dans l'Arctique, une région menacée par le changement climatique.
Cet environnement exceptionnel fond déjà comme neige au soleil mais pourrait aussi être dépouillé de ses richesses naturelles. L'Arctique renfermerait le quart des réserves mondiales toujours pas découvertes (hydrocarbures et gisements de minerais). Ces exploitations non réfléchies pourraient avoir de graves conséquences sur l'écosystème.
Ce n'est pas imaginable qu'il y ait des données connues et non partagées
"Il faut qu'il y ait un système de recherche unifié... Les nombreux programmes de recherche ne sont pas coordonnés" indique Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie. Ce dernier ajoute : "Il n'est pas imaginable qu'il y ait des données scientifiques connues et non partagées". Quant à la question d'un éventuel traité sur la protection de l'Arctique, Jean-Louis Borloo précise : "Elle ne se posera qu'après la conférence des Nations unies sur le climat prévue à Copenhague en décembre 2009".
Une tâche ardue pour l'Union européenne
Mais la tâche de l'Union européenne sera ardue car elle doit compter avec les Etats-Unis, la Russie et le Canada, très intéressés par les réserves potentielles de gaz et de pétrole. Et contrairement à l'Antarctique, l'Arctique n'est pas protégée par un traité international.
Le Parlement européen s'est prononcé en octobre pour l'adoption d'un traité international pour la région, selon une résolution défendue par l'ancien Premier ministre français Michel Rocard.