L'incendie, qui consume depuis sept jours le parc national de la Réunion, sur les hauteurs de l'ouest de l'île au Maido, s'est intensifié ce week-end en raison notamment d'un vent fort et tournant.
En une semaine, le feu a détruit 1.000 hectares de forêt primaire. Ce site, classé en août dernier au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, est constitué de nombreuses espèces endémiques de l'île, dont les branles verts.
L'ONF craint que l'incendie s'étende encore, le feu ayant dépassé la zone située à 1.800 mètres d'altitude. Le préfet de la Réunion Michel Lalande a annoncé l'arrivée prochaine dans l'île d'un avion bombardier d'eau Dash 8 de la Sécurité civile. Cet appareil peut transporter 12 tonnes d'eau, soit le double des Canadair qui ne peuvent intervenir à plus de 1.500 mètres d'altitude. Les quatre hélicoptères bombardiers d'eau qui luttent depuis lundi contre l'incendie n'emportent que 800 litres d'eau par rotation.
Le feu conduit le préfet à demander de nouveaux renforts
Le préfet de la Réunion, Michel Lalande, a déclaré samedi : "Nous ne sommes pas sortis de ce sinistre qui arrive au pire moment à cause de la chaleur". "Il est encore trop tôt pour parler de catastrophe écologique" a indiqué Isabelle Jacquet, une des responsables du parc national, soulignant que cette forêt se régénère assez vite grâce aux graines contenues dans le sol. Mais elle s'est dite "inquiète de la fréquence de ces feux et le risque de développement d'espèces envahissantes".