Suite à la découverte de nouveaux corps autour du volcan Merapi situé à proximité de Yogyakarta dans le centre de l'île de Java (Indonésie), le bilan s'élève à 259 morts, a annoncé ce week-end un responsable des services de secours.
367.000 personnes étaient encore installées lundi matin dans des camps de fortune (depuis le 26 octobre).
Des milliers d'entre elles sont sur le point de retourner dans leurs pénates mais le volcan restait menaçant en dépit d'une baisse sensible de son activité éruptive.
Les autorités ont ordonné aux habitants de ne pas regagner leurs villages, le volcan restant actif et imprévisible. "Nous ne pouvons pas prévoir les prochaines éruptions, les habitants doivent donc rester dans les camps jusqu'à de nouvelles évaluations" a indiqué le volcanologue Subandrio, "L'activité du Merapi est encore forte et l'alerte est toujours de mise" a-t-il ajouté.
Vendredi soir, le volcan a émis de nouveaux nuages de cendres pendant une heure, poussés jusqu'à 10 kilomètres du cratère. Des volcanologues japonais vont installer des capteurs qui permettront de mesurer la pression atmosphérique. "Les capteurs seront placés à environ 20 kilomètres du cratère et permettront d'améliorer la surveillance de l'activité volcanique" a indiqué Subandrio.
Le Merapi, qui culmine à 2.914 mètres, se trouve dans une région extrêmement peuplée, à 26 kilomètres de Yogyakarta.
Plus d'un million de personnes vivent sous la menace d'une explosion de son dôme de lave, des nuées ardentes et des lahars (coulées de boues).
L'aéroport de Yogyakarta a été fermé jusqu'à lundi tandis que de nombreux vols à destination ou au départ de la région ont été annulés depuis le début de l'éruption.
Sa dernière éruption, qui avait tué deux personnes, remontait à juin 2006. Elle était intervenue quelques jours après le séisme de magnitude de 6,3 survenu le 27 mai 2006, qui avait frappé la ville de Yogyakarta et ses environs et fait près de 5.800 morts.