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13 février 2009 -
14h52 :
Le chiffre : 300 millions d'euros
[ NATURE ]

Le premier syndicat agricole français, la FNSEA, a demandé jeudi au gouvernement un "engagement" annuel de 300 millions d'euros pour le développement rural et pour mettre en place des actions prioritaires comme l'agriculture de montagne et l'agriculture biologique . Si le gouvernement entend cette demande, la FNSEA ne fera pas la sourde oreille et acceptera un "rééquilibrage" des aides européennes entre les agriculteurs français.
Le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Jean-Michel Lemétayer, craint un "désengagement" de l'Etat qui va prochainement annoncer la nouvelle répartition des subventions agricoles européennes.

la FNSEA


En novembre, les ministres de l'agriculture européens se sont mis d'accord sur un réaménagement de la politique agricole commune (PAC). Ils ont ainsi décidé de renforcer le dispositif qui prévoit la baisse des aides directes aux exploitations ("premier pilier" dans le jargon européen) au profit d'une augmentation des subventions pour le financement de projets agro-environnementaux et de revitalisation des campagnes ("deuxième pilier") pour le développement rural. Les aides du premier pilier sont financées par Bruxelles tandis que le deuxième pilier est co-financé par l'Union européenne et l'Etat-membre, en l'occurence la France.
Si Paris n'abonde pas suffisamment ce deuxième pilier, la FNSEA craint que les financements pour le développement rural soient prélevés sur les aides directes dont les agriculteurs sont les principaux bénéficiaires.


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