4.810,45 mètres au lieu de 4.810,90 mètres! Il s'agit de la nouvelle altitude du Mont-Blanc qui a donc perdu 45 centimètres en deux ans.
Cette campagne de mesures a débuté en 2001. A cette époque, le plus haut sommet d'Europe occidentale mesurait 4.810,40 mètres. En 2003 et 2005, l'altitude a diminué légèrement avant d'atteindre son altitude record en 2007 (4.810,90 mètres).
Les géomètres ont également mesuré la calotte glaciaire, découvrant que le volume de neige au-dessus de 4.800 mètres avait diminué par rapport à 2007, passant de 24.062 mètres cube à 21.626 m3 en 2009, en raison de faibles chutes de neige au sommet.
Le réchauffement climatique a-t-il joué un rôle ?
Si ces mesures sont "révélatrices d'une météorologie, elles peuvent difficilement être liées à un réchauffement avéré" a souligné Emmanuel Le Meur, glaciologue au Centre national de la Recherche scientifique de Grenoble. "On a d'autres indicateurs comme la température de la glace qui, d'un point de vue climatique, nous semblent plus pertinents que la topographie de la calotte" et qui apportent "des preuves tangibles d'un réchauffement avéré" a-t-il ajouté.
Le sommet du Mont-Blanc toujours en France
Entre 2007 et 2009, les géomètres-experts ont observé un déplacement horizontal de la crête de 26 mètres vers l'Italie, mais le sommet du Mont-Blanc est toujours situé en France sur la commune de Saint-Gervais (Haute-Savoie). Les vents forts et tempétueux enregistrés sur cette période seraient à l'origine de ce phénomène.
Les nouvelles mesures officielles du Mont-Blanc sont utilisées par les scientifiques et figureront sur les prochains manuels scolaires.