La chasse au crocodile continue, et le saurien n'a pas l'intention de se laisser attraper si facilement. Trois jours après son apparition dans un étang près d'Epinal, le crocodile des Vosges échappe toujours aux recherches, malgré les multiples stratégies mises en œuvre pour le capturer vivant.
"Nous voulons capturer ce crocodile vivant, nous voulons lui laisser sa chance", affirme la mairesse de Xertigny (Vosges), Véronique Marcot qui travaille en lien étroit avec les services vétérinaires de l'Etat.
Les pièges sont en place
Des filets à mouton ont été installés dans l'eau, près du bord de l'étang du Monin, afin de prendre plus facilement l'animal. Il se retrouvererait en effet empêtrer dans les mailles de ces filets, utilisés pour enfermer les ovins dans des parcs, s'il tente de sortir de l'eau, explique Mme Marcot.
Trois pièges ont été installés sur les berges avec des poulets morts et ensanglantés comme appât, et une cage devrait être immergée dans la journée.
De plus, les vannes ont été ouvertes pour faire baisser le niveau de l'étang, profond de 3,50 mètres au centre. L'eau a pour l'instant baissé d'un mètre et il faudrait huit jours pour vider l'étang entièrement, ajoute Mme Marcot..

Mais le crocodile existe-t-il vraiment ?
Le quotidien régional l'Est Républicain fait état de rumeurs, selon lesquelles le crocodile (surnommé « le monstre » dans le journal) pourrait être un iguane ou un varan. Ces rumeurs sont démenties par Mme Marcot, qui affirme que des témoins ont aperçu, mercredi, un crocodile de 1.50 mètres de long.
Afin de lever le doute sur l'existence du saurien, la Fédération de pêche des Vosges a prêté une échosonde. L'appareil aurait permis de détecter ce qui pourrait être un « gros banc de poisson » dans l'étang.
« Mais on ne peut pas dire que ce gros banc de poisson n'est pas l'animal que l'on cherche, et le doute persiste donc », explique Véronique Marcot, en ajoutant que « le plus sage est désormais de vider entièrement l'étang afin de lever définitivement le doute ».