De grandes quantités d'ombres, de lavarets, de chabots, d'esturgeons ou encore d'omouls peuplent toujours les eaux du lac Baïkal mais cette richesse infinie attire aussi les pêcheurs amateurs ou professionnels.
Quand la vie n'est plus un long fleuve tranquille
Toutes ces espèces de poissons sont en effet convoitées par les habitants de ces contrées retirées ou par les gros pêcheurs. Et surtout l'omoul ! Car ce long poisson fait vivre cette région, également touchée par la crise économique.
Pourtant, la pêche en amateur, à l'aide de filets, de cette espèce endémique du lac, est interdite, et des quotas sont imposés pour la pêche industrielle. En dépit des réglementations, elle se vend à tous les coins de rues et nourrit la population riveraine.
La population de l'omoul est difficile à estimer !
"Il y en aurait entre 25 et 30.000 tonnes actuellement" indique Elena Dziouba, chercheur à l'Institut limnologique d'Irkoutsk.
Des amendes pour les contrevenants !
S'ils sont pris la main dans le filet, les pêcheurs risquent une amende allant de 20 à 45 euros pour l'infraction. A cette somme, il faut ajouter près de six euros par poisson pêché. Une somme considérable dans cette région.
Pour faire face à la crise, les autorités fédérales et régionales ont donc pris des mesures pour soutenir les riverains, en autorisant notamment la pêche amateur et en annonçant une nouvelle répartition des quotas.
Le saviez-vous ?
Le lac Baïkal, immense étendue d'eau douce sibérienne, est classé au patrimoine mondial de l'Unesco.