En 2002, les gouvernements s'étaient engagés à réduire la perte de la biodiversité. Qu'en est-il huit ans plus tard ! Un seul mot convient aujourd'hui : échec ! D'après les experts de l'ONU, les gouvernements n'ont pas respecté leurs engagements et la perte de la biodiversité sur la planète s'est en fait accélérée. Et oui des paroles, des paroles, des paroles et encore des paroles...
La biodiversité toujours en déclin
Stuart Butchart, du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, a d'ailleurs reconnu : "Nous avons fait très peu de progrès pour réduire les pressions sur les espèces, les habitats et les écosystèmes".
L'étude s'est basée sur plus de 30 indicateurs tels que les changements dans les populations des différentes espèces, leur risque d'extinction et d'autres mesures...
C'est trop tard pour 2010 mais nous pouvons encore réagir
"Nos données montrent que 2010 ne sera pas l'année durant laquelle le déclin de la biodiversité s'arrête mais doit être le moment où nous commençons à prendre des mesures sérieusement et à accroître nos efforts pour prendre soin de ce qui reste de notre planète" souligne Stuart Butchart.
Des chiffres inquiétants
"Depuis 1970, nous avons réduit la population animale de la Terre de 30 %, les zones de mangrove et de ruppie maritime de 20 % ainsi que les récifs coralliens de 40 %" relève le professeur Joseph Alcamo, responsable scientifique du programme de l'ONU pour l'environnement.
"Ces pertes ne sont clairement pas justifiables puisque la biodiversité est une contribution essentielle au bien-être humain et au développement durable tels que reconnus dans les Objectifs de développement du Millénaire" ajoute-t-il.
Le rapport d'experts de l'ONU a été publié jeudi (29 avril) dans la revue américaine Science.