Une étude indique que plus de 5.000 cétacés (dauphins, baleines) n'auraient pas survécu à la marée noire survenue dans le golfe du Mexique après l'explosion et le naufrage de la plateforme pétrolière « Deepwater Horizon » il y a bientôt un an.
Si l'on s'en tient au nombre de carcasses retrouvées dans la zone touchée, à savoir 101, il y a eu peu de cétacés victimes du pétrole qui s'est écoulé pendant 106 jours d'un puits de la plate-forme Deepwater Horizon accidentée.
En réalité, ces squelettes ne représentent qu'une petite fraction des animaux ayant succombé à la plus grande marée noire de l'histoire américaine, affirment les auteurs de cette communication parue dans les Conservation Letters. Selon eux, ce nombre pourrait être multiplié par 50.
"La marée noire de Deepwater n'a eu en apparence qu'un impact relativement modeste sur la faune, laissant penser que les dégâts sur l'environnement avaient été minimes" relève Rob Williams professeur à l'Université de Colombie Britannique au Canada. "Cette impression s'explique par le fait que les études ont fait correspondre le nombre de victimes au nombre de squelettes retrouvés sur la côte" explique-t-il.
En temps normal, on ne retrouve que 2 % des carcasses, selon les estimations historiques des populations de cétacés et leur taux naturel de mortalité dans cette région combiné au décompte annuel des carcasses. Le faible nombre de carcasses retrouvées peut s'expliquer par le fait que ces animaux meurent loin des côtes. La marée noire de BP s'est produite à 60 kilomètres au large de la Louisiane.