La 21ème session annuelle de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique se tient jusqu'au 15 novembre à Porto de Galinhas au Brésil. Cette organisation intergouvernementale décide des quotas de pêche pour le thon rouge de l'Atlantique de l'est et de Méditerranée mais aussi pour d'autres espèces en danger comme le requin-taupe ou le requin-renard.
Une session péduire le volume de capture de cette espèce menacée
L'enjeu de la conférence sera de réduire de 40.000 tonnes à 15.000 tonnes le volume de thon rouge capturé. Mais il y a un problème : comment répartir les quotas par pays.
Le ministre brésilien de la pêche, Altenir Gregolin a affirmé que le Brésil était décidé à augmenter sa production halieutique. Mais il a souligné que "le gouvernement avait déjà adopté des politiques pour promouvoir une production durable".
L'organisation écologiste WWF a également demandé aux 48 pays membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique d'adopter un moratoire sur la pêche du thon rouge pour éviter "une disparition immédiate" de l'espèce.
Le total des captures doit être réduit selon l'Union européenne
L'Union européenne avait annoncé vendredi (6 novembre) qu'elle demanderait une réduction des quotas de pêche. "Malgré les efforts déployés par les pêcheurs européens et les progrès réalisés, l'état du stock de thon rouge laisse encore à désirer. (...) Cette année, cette commission doit prendre le problème à bras le corps. Les avis scientifiques doivent être rigoureusement suivis pour le thon rouge et tous les autres stocks halieutiques concernés. Le total admissible des captures doit être réduit en conséquence et le problème de la surcapacité de pêche doit être réglé efficacement" a souligné le commissaire européen à la Pêche, Joe Borg.