Le nombre d'animaux de la réserve naturelle Masaï Mara (Kenya) aurait diminué de façon alarmante en 25 ans. La principale raison de ce déclin : la pression démographique humaine.
Les chiffres publiés par l'International Livestock Research Institute (ILRI) sont inquiétants : le nombre de girafes aurait baissé de... 95% ! Et c'est à peine mieux pour les phacochères (80%) et les impalas (65%).

La sédentarisation des tribus Masaïs, à l'origine nomades, pourraient expliquer ce déclin. En s'installant durablement à un même endroit, les Masaïs auraient, en augmentant les cultures et les troupeaux de bétails, en construisant de plus grands villages, réduits l'espace de pâturage nécessaire à la faune sauvage, perturbant ainsi la fragile harmonie qui existe entre les hommes et les animaux.
Carlos Sere, directeur de l'ILRI, s'inquiète de ce déclin de la faune sauvage, précisant par ailleurs que les Masaïs ont tout intérêt à préserver cet écosystème, puisqu'il constitue une source majeure de revenus en attirant un grand nombre de touristes.