Les pluies torrentielles et les glissements de terrain, qui ont touché la région montagneuse située à une centaine de kilomètres au nord de Rio de Janeiro au Brésil, ont fait 744 morts depuis le 12 janvier.
200 personnes étaient toujours portées disparues et près de 14.000 étaient sans abri.
La ville de Nova Friburgo a été particulièrement meurtrie (357 victimes). Selon les derniers chiffres, on dénombrait aussi 302 victimes à Teresopolis, 64 à Petropolis et 21 à Sumidouro.
Alors que le bilan des victimes n'est pas encore définitif, les autorités ont commencé à évacuer des milliers d'habitants, qui vivaient (avant cette catastrophe) dans les villes touchées par ces intempéries.
A Nova Friburgo, les équipes de la Défense civile identifiaient les maisons à risques et avertissaient leurs occupants qu'ils allaient devoir les abandonner.
Les constructions illégales de maisons précaires sur les flancs des collines, encouragées par le laisser-faire des autorités, sont montrées du doigt comme étant la cause principale du nombre élevé de victimes à chaque saison des pluies, pendant l'été austral. Selon des données officielles, environ cinq millions de Brésiliens vivent dans des zones à risque.
Les pluies saisonnières, habituellement fortes, se sont cette fois-ci abattues avec une violence extrême, déversant en quelques heures l'équivalent d'un mois entier de précipitations, déclenchant des avalanches de boue, d'arbres brisés et de rochers qui ont tout submergé.