La hausse du niveau des océans, provoquée par le réchauffement climatique, pourrait engloutir d'ici quelques années plusieurs îles dont les Maldives. Si les températures moyennes s'élèvent de seulement 2°C, "nous ne serons plus là. Nous serons sous l'eau" a déclaré son président Mohamed Nasheed. Selon certains experts scientifiques, le réchauffement doit se limiter à 2°C pour éviter les changements les plus graves comme les inondations, les ouragans ou encore les sécheresses.
Les Maldives sous l'eau d'ici à 2011
Mais cette limitation à 2°C ne rassure pas vraiment Mohamed Nasheed ! Même si la hausse se limitait à ce seuil, son pays formé d'atolls et d'îlots sablonneux parsemés de mangroves dans l'océan Indien risquerait d'être rapidement submergé. Si les prévisions de l'Onu sont exactes, la majeure partie sera en effet sous l'eau d'ici à 2011.
La pêche de plus en plus mauvaise
Les 400.000 personnes vivant sur cet archipel ressentent déjà les effets néfastes du réchauffement du climat : "La température de l'Océan a augmenté et la pêche a été très mauvaise ces quatre dernières années. Un certain nombre d'habitants des petites îles ont dû déménager à cause de l'érosion et la hausse du niveau de la mer a rendu l'eau douce impropre à la consommation" a énuméré le président des Maldives. Il faut noter que les dégâts subis par le réseau d'égouts ont multiplié des épidémies comme le chikungunya, une maladie virale transmise à l'homme par le moustique.
Il faut prendre des engagements contraignants
Selon Mohamed Nasheed, les dirigeants de la planète doivent prendre des engagements contraignants concernant les émissions de gaz à effet de serre lors des négociations sur le climat qui se dérouleront à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009.
"Avec 450 ppm, nous sommes perdus"
La hausse de 2°C correspond à un taux d'équivalent CO2 atmosphérique de 450 parties par million (ppm). "Nous voulons voir si nous pouvons obtenir un objectif de 350 ppm. (...) Avec 450, nous sommes perdus. Ce n'est vraiment, vraiment pas assez pour nous et pour de nombreux petits pays insulaires". Une hausse de 70 centimètres du niveau des mers ferait disparaître 30 % des terres de son pays et certains habitants seront contraints de quitter leurs terres rendues inhabitables, a-t-il souligné.