Des scientifiques du Muséum national d'histoire naturelle ont indiqué que la France avait perdu 10 % de ses oiseaux nicheurs entre 1989 et 2008.
Où vivent les espèces les plus touchées ?
Elles vivent dans les régions agricoles, victimes de l'agriculture intensive. Les espèces vivant dans les bâtiments, les granges et les clochers ont également chuté car elles sont aujourd'hui délogées.
En revanche, les oiseaux nicheurs des forêts s'en tirent légèrement mieux. Les espèces "spécialistes" d'un milieu agricole, bâti ou forestier, souffrent de la dégradation de leur habitat. Par contre, les espèces généralistes, qui vivent dans tous les types d'habitats, sont en augmentation (+20%).
La population de la linotte mélodieuse a chuté de 71% depuis dix-neuf ans, en raison de la raréfaction de ses ressources alimentaires.
En revanche, la bergeronnette printanière, qui niche dans les prés comme dans les terrains vagues, colonise aujourd'hui les milieux agricoles, et sa population a accru de 96%.
La liste des espèces en danger s'allonge !
Le pipit farlouse, le tarier des prés, le pouillot siffleur, le gobemouche gris ou le bouvreuil pivoine déclinent et sont classés comme vulnérables sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature.