Les plantes et la végétation mettent jusqu'à deux ans après une année caniculaire avant de retrouver leur capacité à absorber le dioxyde de carbone. Ce drôle de constat a été fait après une expérience menée par des scientifiques américains.

...Des écosystèmes prélevés sur des prairies en Oklahoma (Etats-Unis) ont été transférés durant quatre années dans quatre petits laboratoires où la luminosité, la température et les précipitations étaient contrôlées. Deux des laboratoires étaient programmés pour reproduire les conditions dites normales prévalant sur le site où les écosystèmes avaient été prélevés. Les deux autres laboratoires ont été exposés à une hausse de 4°C de la température, durant la deuxième année de l'expérience. Cette hausse correspond à la limite supérieure des estimations de réchauffement moyen à la surface de la Terre d'ici la fin du 21ème siècle. Durant l'année très chaude et l'année suivante, ces deux parcelles ont absorbé trois fois moins de CO2 que les parcelles exposées à une température normale.
Selon les experts du GIEC, le réchauffement climatique va se traduire par une multiplication des années chaudes et par des vagues de chaleur caniculaires. La végétation est un important "puits de carbone" qui fonctionne grâce à la photosynthèse, responsable de la croissance des plantes et grâce aux micro-organismes, qui retiennent le carbone dans le sol lors de la décomposition de la matière organique.
Si les plantes et les sols absorbent moins de carbone, un surplus de CO2 sera rejeté dans notre atmosphère et il contribuera à l'effet de serre et accélérera le réchauffement de la planète. Si cette augmentation est progressive, les plantes s'adapteront vraisemblablement mais si l'élévation des températures est soudaine, les plantes, la végétation et notre planète en pâtiront.