Des scientifiques ont découvert que des noyers en Californie sécrètent en grande quantité une forme d'aspirine pour minimiser les effets d'agression telles que la sécheresse et que cette substance chimique est détectable dans l'atmosphère.
Impacts sur la qualité de l'air
Cette découverte faite par des chercheurs du Centre national américain de recherche atmosphérique (NCAR) ouvre de nouvelles voies de recherche concernant les réactions des végétaux à l'environnement et leur impact sur la qualité de l'air.
Les scientifiques savaient depuis longtemps que les végétaux peuvent produire en laboratoire la forme chimique de l'acide acétylsalicylique ou aspirine, mais ils n'avaient jamais détecté jusqu'alors cette substance chimique dans l'écosystème ni vérifié que les végétaux en émettent énormément dans l'atmosphère.
Découverte capitale
« Les interactions de la biosphère et de l'atmosphère sont importantes pour comprendre le système terrestre », relève Cliff Jacobs, le directeur de programmes de recherche dans le département science atmosphérique du NCAR. D'ailleurs ce phénomène peut potentiellement donner aux agriculteurs une première alerte indiquant que leurs récoltes sont sur le point de dépérir.
Procédé
« A la différence des humains qui prennent de l'aspirine pour combattre une fièvre ou une inflammation, les plantes ont la capacité de produire leur propre forme d'aspirine, déclenchant la formation de protéines qui dopent leurs défenses biochimiques et minimisent les dégâts subis », explique Thomas Karl, un scientifique du NCAR et principal auteur de cette recherche.