Suite au naufrage de la plateforme pétrolière le 22 avril dernier dans les eaux du Golfe du Mexique, le géant pétrolier BP et les autorités américaines s'arrachent les cheveux pour trouver des solutions permettant de stopper l'écoulement de brut. Aujourd'hui, ils n'excluent pas d'employer certaines méthodes parfois étonnantes après l'échec de la pose d'un vaste "couvercle".
Quelques idées farfelues
L'amiral Thad Allen, responsable des garde-côtes, a annoncé que BP prévoyait de prendre "un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre et de les injecter sous très haute pression (...) pour voir s'ils peuvent stopper la fuite".
Doug Suttles, directeur d'exploitation de BP a confirmé lundi que cette méthode insolite qu'il a présentée comme une "injection de cochonneries" était envisagée. Il a aussi évoqué la pose d'un dôme de plus petite taille que le "couvercle", qui serait moins susceptible de voir se former des cristaux, ou encore la mise en place d'une valve sur le conduit percé.
BP ne reste pas les bras croisés
BP a aussi entrepris de créer un puits de secours pour boucher définitivement le puits principal mais les forages vont prendre près de 3 mois. Le groupe utilise aussi des dispersants pour protéger la faune et la flore des Etats concernés.
Le responsable a souligné qu'il y avait "de nombreuses méthodes disponibles" pour endiguer la fuite, mais que le problème était "qu'aucune n'avait été expérimentée à 1.500 mètres de profondeur". "Je ne peux pas vous dire si une de ces méthodes va marcher, mais tant que nous aurons encore des possibilités, nous continuerons d'essayer. L'objectif est d'arrêter la fuite" a-t-il insisté.
Des solutions expérimentales qui pourraient se révéler dramatiques
Des experts mettent en garde contre la possibilité d'endommager la structure à la sortie du puits, ce qui risquerait de multiplier la fuite par douze. Le président américain Barack Obama devait se réunir lundi avec des membres de son administration pour examiner les efforts en cours.
BP n'est pas le seul à recourir à des méthodes inédites face à la catastrophe. Une association a aussi eu l'idée de récupérer des cheveux aux quatre coins des Etats-Unis pour remplir des bas qui seront utilisés comme éponges à pétrole. La police de Floride a suggéré d'utiliser des ballots de paille pour protéger les plages.