Vous ne le saviez peut-être pas mais une grave menace pèse sur la faune et la flore de Méditerranée qui est régulièrement prise pour une poubelle.
Selon un rapport publié dans la revue scientifique en ligne, Plos One, les impacts des activités humaines sont proportionnellement plus importants dans la Méditerranée que dans les autres mers du monde" pour deux raisons notamment :
Plusieurs espèces marines ont déjà souffert comme les cachalots et les dauphins. Quant au phoque moine de Méditerranée, il a quasiment disparu.
Quelles sont les menaces bien réelles ?
La présence d'espèces invasives est particulièrement importante
Avec l'accélération du trafic maritime au XIXe siècle et l'ouverture du Canal de Suez, la Méditerranée est le carrefour de multiples espèces "étrangères" qui arrivent surtout de la Mer rouge. Elles sont estimées à plus de 600. Ces espèces exogènes, "dont le nombre a augmenté ces dernières décennies", ont été principalement transportées en Méditerranée par bateaux, via l'eau utilisée comme ballast, par le Canal de Suez, mais aussi le détroit de Gibraltar.
Le rapport rappelle que "la dispersion de la Mnemiopsis Leidyi (méduse américaine) depuis Israël jusqu'à l'Espagne en 2009, a provoqué de grandes inquiétudes en raison de son impact connu sur les écosystèmes et zones de pêche".
Des espèces, comme l'huître ou la palourde japonaises, ont aussi été volontairement introduites avec le développement de l'aquaculture.
"Les fermes à huîtres sont devenues de véritables portes d'entrée dans les eaux côtières" pour toute une série d'algues, soulignent des experts.
Et le réchauffement climatique va encore accentuer le phénomène
Une mer plus chaude va attirer de nouvelles espèces tropicales, et leurs populations déjà présentes en Méditerranée vont migrer vers de nouvelles zones, actuellement défavorables, écrit le rapport, qui décrit un phénomène de "tropicalisation". D'une manière générale, l'arrivée d'espèces exogènes d'origine tropicale pourrait entraîner la perte du caractère particulier des communautés méditerranéennes".