La province sud de Nouvelle-Calédonie ordonne, par arrêté, la suspension pour six à huit semaines de 80% des installations de l'usine métallurgique de nickel du géant brésilien Vale Inco, responsable d'une pollution à l'acide sulfurique, le 1er avril dernier.
La collectivité contraint en outre le groupe minier à « consigner entre les mains d'un comptable public la somme de 15 millions CFP (126.000 euros) correspondant au montant des travaux à réaliser » sur un bassin de décantation.
Pourquoi ces suspensions ?
Suite à l'incident du 1er avril, au cours duquel plusieurs milliers de litres d'acide sulfurique se sont déversés dans un cours d'eau, la province sud avait donné quatre jours à l'industriel Vale Inco pour réaliser ces travaux, gage de sécurité, mais ce délai n'a pas été respecté.
Une usine qui a créée la polémique
Ce complexe chimique a soulevé nombre de polémiques sur place, en raison de l'environnement (unique au monde) de la zone où elle est implantée. Vale Inco va faire réaliser une expertise par la compagnie d'assurance Lloyd's sur les causes de l'incident tandis qu'une enquête de gendarmerie est en cours.
Une évaluation précise de l'impact sur l'environnement a également été commandée par la province sud, qui envisage des poursuites.