Parti et Jaya... c'est le nom de deux petites femelles panthères "longibandes", surnommées aussi panthères "nébuleuses" qui sont nées le 14 mai 2010 au Jardin des Plantes à Paris, a annoncé mercredi (21 juillet) Mathieu Dorval, chef soigneur adjoint de la ménagerie. Les naissances de panthères longibandes sont assez rares pour le signaler.
Toute la famille se porte bien
"Parti et Jaya vont bien. Elles sont nées dans la loge de la maternité et leur mère les a sorties au bout de huit jours dans la loge de nourrissage" a déclaré Mathieu Dorval.
La mère, prénommée Luang, est arrivée dans l'établissement le 21 juillet 2007 en provenance du zoo de Howletts (Royaume-Uni) et le père Samar, le 24 juillet de la même année en provenance du zoo de Prague.
Elles grandissent normalement
Pour le soigneur, la mère joue parfaitement son rôle. Vous me direz.. c'est normal ! Et bien non car il est difficile d'élever les animaux en captivité.
Les mères abandonnent parfois leurs petits, certains animaux naissent malformés et des conflits peuvent notamment survenir avec les mâles.
"Après deux mois, on considère que les choses sont stabilisées. Les petites panthères ont un comportement complètement normal et elles ont une évolution de poids normale".
Une espèce classée vulnérable
A l'état sauvage, la panthère longibande est un carnivore, qui vit dans les forêts humides du sud-est de l'Asie. Actuellement, il reste 10.000 individus en liberté et 40 spécimens se trouvent dans treize établissements zoologiques en Europe.
Mais cette panthère "nébuleuse" est classée "vulnérable" selon les critères de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature et inscrite en annexe I. Et devinez pourquoi : à cause de la perte de son habitat et d'un trafic important de peaux.
Des animaux... oui mais en voie de disparition
La ménagerie du Jardin des Plantes compte environ 1.000 animaux : des mammifères, des oiseaux et des reptiles mais pas de gros animaux comme des girafes et des éléphants. L'établissement parisien, qui héberge en priorité des animaux en voie de disparition, est classé monument historique et "doit adapter les animaux aux installations".