La CITES, dont la conférence s'est terminée jeudi (25 mars), a effectué un nettoyage de printemps en retirant de ses annexes certaines espèces ayant notamment disparu. Parmi les 34.000 espèces placées sous sa protection, elle a expulsé un canard qui n'existe plus, les chiens domestiques et une plante servant notamment à la confection de rouge à lèvres.
"Tout laisse penser que l'espèce s'est éteinte"
Selon l'ONG Traffic, le canard, appelé Anas oustaleti était inscrit depuis 1975. Selon des expert, il s'avère qu'il n'existe plus, ni à l'état sauvage, ni en captivité.
Selon l'ONG Traffic, "des recherches extensives dans son aire de répartition n'ont pas permis de localiser un seul individu et tout laisse penser que l'espèce s'est éteinte".
Et ce canard n'est sans doute pas le seul à subsister en annexes avec la mention "peut-être éteinte".

La CITES avait aussi inscrit l'ensemble des populations Canis lupus en Annexe I. Du coup, les chiens domestiques étaient théoriquement soumis à un permis CITES pour voyager, comme les dingos qui pullulent en Australie.
"Maintenant, je vais pouvoir voyager avec mon beagle" a plaisanté le secrétaire général de la Convention, Willem Winjsteker.

En revanche, les Etats-Unis n'ont pas réussi à déclasser le lynx roux, exploité pour sa fourrure : il risquerait d'être confondu avec le lynx européen, qui reste classé en Annexe 2.
De son côté, Mexico a obtenu gain de cause en réclamant le déclassement de la cire de candelilla (Euphorbia antisyphilitica) - une plante dont la cueillette constitue la principale activité des paysans autour de Chihuahua (nord). Cette cire aux multiples usages mais surtout présente en cosmétique, avaient besoin d'un passeport de la Convention pour entrer en Europe.
Le saviez-vous ?
La Convention sur le commerce des espèces sauvages menacées (CITES) sert à encadrer le commerce international en plaçant les espèces sauvages soit en Annexe I (commerce interdit) soit en Annexe II (commerce régulé).