L'alerte au tsunami sur les côtes nord-est du Japon a été levée lundi vers 05h00 (heure de Paris) ont fait savoir les autorités des préfectures bordant la façade Pacifique.
"Il n'y a plus de crainte d'un tsunami pour le moment mais nous continuons à demander aux résidents de rester vigilants" a déclaré un responsable de la préfecture de Fukushima.
Les autorités du port de Hachinoe, dans la préfecture d'Aomori, ont aussi levé leur ordre d'évacuation des 12.859 habitants de la ville.
Une grosse vague aperçue au large du Japon
Une vague de trois mètres de haut avait été localisée lundi en fin de matinée au large de la préfecture de Fukushima, où se trouvent plusieurs centrales nucléaires, par un hélicoptère des pompiers. Les autorités locales avaient immédiatement déclenché une alerte vers 03h20 (heure de Paris) demandant aux riverains de se mettre à l'abri.
L'Agence météorologique japonaise avait toutefois indiqué qu'elle n'avait pas enregistré de nouveau séisme, qui aurait pu déclencher un tsunami.
"Quand nous détectons un séisme, l'Agence émet une alerte ou une mise en garde contre un tsunami, mais nous n'avons pas enregistré de secousse sismique" a déclaré un responsable.
Il a toutefois reconnu que certains des systèmes de mesure avaient été endommagés par le très puissant séisme et le tsunami survenus vendredi dans la région. Les signes annonciateurs d'un raz-de-marée, comme l'abaissement du niveau de la mer de plusieurs mètres, avaient pourtant apparemment été constatés sur la côte, selon les médias.
Les secousses sismiques se succèdent !
Une nouvelle secousse sismique, d'une magnitude de 5,8 selon l'Institut de géophysique américain (USGS) a frappé le Japon lundi à 02h00 (heure de Paris). L'épicentre de ce nouveau séisme, fortement ressenti à Tokyo, était situé en mer à 150 kilomètres au nord-est de la capitale au large de la préfecture d'Ibaraki. Le niveau de la mer a été légèrement modifié mais il n'y avait pas de risque de tsunami, selon l'agence météorologique japonaise.
Risque élevé de réplique de magnitude 7 voire plus
L'agence météorologique a averti qu'il y avait 70 % de risques qu'une réplique de magnitude 7 ou plus se produise dans les trois prochains jours dans la même région. "Il existe un risque de 70 % que survienne une réplique de magnitude 7 ou plus" dans les trois jours, jusqu'au 16 mars au matin, a déclaré le directeur de la prévision sismique de l'Agence, Takashi Yokota. La probabilité descend ensuite graduellement. Elle sera de 50 % du 16 au 18 mars.
Depuis le puissant séisme (magnitude de 8,9) et le tsunami dévastateur qui a frappé le nord-est du Japon, les répliques, d'une magnitude allant de 2 à près de 7, ont été incessantes depuis vendredi, selon l'Institut de géophysique américain (USGS).
La faille fissurée sur 500 kilomètres de longueur
L'archipel est situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique, un alignement de volcans qui coïncide avec un ensemble de limites de plaques tectoniques et de failles.
La faille a été fissurée sur 500 kilomètres de longueur, ont dit l'agence météorologique et des experts étrangers.
Une telle rupture entraîne un glissement du plancher sous-marin allant jusqu'à 10 mètres, voire plus par endroits, déplaçant une quantité d'eau phénoménale, qui a déclenché le tsunami survenu ensuite. Une vague de 10 mètres de haut a notamment déferlé sur la ville de Sendai (nord-est).