Trois explorateurs britanniques appartenant à la mission scientifique nommée "Catlin Arctic Survey 2010" sont partis lundi (15 mars) pour un périple de 500 kilomètres à ski sur la banquise de l'océan Arctique dans le Grand nord canadien pour mieux comprendre les conséquences de la hausse des émissions de dioxyde de carbone sur les océans, notamment sur la biodiversité.
Trop de Ph nocif pour certains organismes
Selon certains scientifiques, le pH des océans pourrait atteindre d'ici 2050 des niveaux jamais vus depuis 20 millions d'années. Si ces chiffres avancés se vérifiaient, les organismes tels que les homards, les crabes et les huîtres pourraient en payer les conséquences. L'acidification des océans réduit la présence de carbonate de calcium, utilisé par les organismes marins pour former leur carapace.
Les eaux froides absorbent plus de CO2 que les océans plus chauds, ce qui rend l'océan Arctique particulièrement vulnérable.
L'acidité des océans aurait augmenté de 30 % depuis le début de la révolution industrielle.
Si les émissions de CO2 dues à l'activité humaine continuent sur la tendance actuelle, l'acidité sera multipliée par trois d'ici 2100, estiment les experts.
Une partie de plaisir ? Pas vraiment ! Car ces explorateurs vont très probablement affronter des vents violents et des températures dites polaires : - 45°C.
En 2009, le directeur de cette étude, Pen Hadow, avait conduit une expédition à ski de 73 jours vers le Pôle Nord pour mesurer l'épaisseur de la glace de mer pour contribuer à l'étude du réchauffement climatique