Selon des chercheurs danois, l'augmentation des températures provoquée par les émissions de gaz à effet de serre accélérerait la désoxygénation de vastes zones des océans et seraient préjudiciables à la vie des poissons et des crustacés.
Les pêches et les écosystèmes en souffriront s'ils se trouvent dans ces zones en maque d'oxygène
En modélisant les effets du réchauffement climatique pour les 100.000 ans à venir, les chercheurs ont trouvé qu'une augmentation de la température produirait une perte d'oxygène dans les eaux de surface des océans en diminuant la solubilité de ce gaz dans l'eau salée. Ces zones en manque d'oxygène le resteront ainsi pour des milliers d'années. Résultat : les pêches et les écosystèmes en souffriront.
Si une augmentation des températures devait restreindre la circulation planétaire des océans, les chercheurs craignent que "ces zones mal oxygénées s'étendent encore en surface, et même en profondeur". Les eaux oxygénées proches de la surface seraient en effet entraînées vers les très grands fonds.
Réduire l'utilisation du fuel fossile pour éviter une baisse de l'oxygénation
Les chercheurs en concluent que "des réductions substantielles doivent être faites par les futures générations dans l'utilisation de fuel fossile si l'on veut éviter une sérieuse baisse de l'oxygénation des océans pour des milliers d'années".
De tels phénomènes de perte d'oxygène des océans pourraient déjà être à l'origine de grandes extinctions, comme à la fin du Permien, il y a 250 millions d'années.