Quand les oiseaux comme les piafs, les moineaux, les mésanges ou encore les verdiers, sont artificiellement gavés de gras ou trop nourris, ils peuvent souffrir de mêmes maux que les humains. Par conséquent, il faudra arrêter de les nourrir quand la vague de froid qui sévit sur la France sera passée. Cette recommandation provient de l'Association pour la protection des animaux sauvages.
Les verdiers peuvent succomber aux excès de graisse
Le vice-président de l'Association, Marc Giraud, constate que "de plus en plus de particuliers ont pris l'habitude de suspendre des boules de graisse dans les arbres afin d'aider les oiseaux à se sustenter aux heures les plus froides de l'hiver".
Une récente étude effectuée en Suisse sur des verdiers montre que ces petits oiseaux peuvent succomber aux excès de gras.
Des déséquilibres naturels constatés
Cet excès de nourriture risquent aussi de créer des déséquilibres naturels. Quand ils sont gavés par les Hommes, les oiseaux ne jouent plus leur rôle d'insecticide naturel. Et s'ils sont trop nombreux au printemps, ils vont consommer beaucoup de chenilles et réduire par conséquent la population des papillons.
"Dès que les températures vont commencer à remonter, il faudra s'arrêter : les oiseaux se débrouillent très bien sans nous, ils s'adaptent. D'ailleurs, de nombreuses espèces, notamment des mésanges sont aussi présentes en Sibérie et survivent par moins 30°C" fait remarquer Marc Giraud.
Le sel peut nuire aux oiseaux
L'excès de sel, notamment répandu sur les routes pour lutter contre le gel, peut aussi nuire aux oiseaux. Il est donc inutile d'en rajouter et Marc Giraud déconseille vivement "d'accrocher du lard fumé aux mangeoires".
L'Association pour la protection des animaux sauvages vient de rééditer un petit guide pratique truffé de conseils pratiques pour "Observer et aider les animaux en hiver".