Le réchauffement climatique observé dans la région de l'Arctique s'accélère et aura des répercussions multiples et complexes sur les paysages environnementaux, sociaux et culturels.
A l'initiative du Professeur Jean Malaurie, Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO chargé des questions polaires arctiques, une réunion internationale d'experts sous l'égide de l'UNESCO se tiendra à Monaco, du 3 au 6 mars 2009.
Cette réunion se tiendra sous l'égide de S.A.S. le Prince Albert II et en présence de M. Koïchiro Matsuura, Directeur Général de l'UNESCO. Elle fait suite à la conférence ministérielle du 10 novembre 2008 qui a eu lieu à Monaco sur les défis des changements environnementaux en Arctique.
Les objectifs de la réunion
Les répercussions de ces changements, y compris leur impact mondial, doivent faire l'objet d'une étude et d'une évaluation exhaustive. Il faut agir rapidement ! Cette réunion devrait permettre de repérer les lacunes des savoirs existants et d'identifier les principaux défis scientifiques, sociaux, culturels et éducatifs à relever afin d'assurer le développement durable de l'Arctique.
Un double objectif !
- Offrir une large vision d'ensemble des transformations climatiques au travers de la région Arctique.
- Evaluer l'ensemble des défis scientifiques, sociaux, culturels et éducatifs à relever afin d'assurer le développement durable, de la région dans un contexte mondial
Participants et partenaires
La réunion réunira entre autres de nombreux chercheurs en sciences naturelles, des économistes,mais aussi des experts juridiques, et des représentants des peuples autochtones. Un partenariat sera sollicité avec le Conseil de l'Arctique et des ONG. L'UNESCO compte lors de cette réunion mettre l'accent sur le développement durable.
Plus d'infos...
La superficie moyenne de glace dans l'Arctique était de 4,28 millions de km2
La transformation environnementale est liée au réchauffement climatique dont l'impact est accru dans les hautes latitudes. La preuve : la fonte rapide de la calotte glaciaire.
En 2007, l'étendue minimale de glace en saison estivale dans l'hémisphère nord a considérablement chuté. La superficie moyenne de glace dans l'Arctique pour le mois de septembre était de 4,28 millions de km2 (au lieu des 5,32 millions de km2 relevés les 20 et 21 septembre 2005).
La fonte des glaces offrent de nouvelles trajectoires.
Et les conséquences pourraient être graves. La réduction de la calotte glaciaire facilite l'accès aux ressources minérales dans les fonds marins qui accélère les activités industrielles et économiques dans le Nord.
Concernant le trafic maritime dans cette partie du globe, la fonte des glaces offrent de nouvelles trajectoires permettant de relier plus rapidement et facilement les océans Pacifique et Atlantique.
Danger pour les animaux mais aussi pour les peuples autochtones !
Quant à l'écosystème arctique, il est mis à mal.
Les transformations environnementales font peser de graves menaces sur l'ours polaire, le caribou, le morse et des espèces de baleines.
Cette région recèle aussi de nombreux peuples autochtones qui n'échapperont pas au réchauffement climatique. Leurs pratiques sociales, leurs rituels et événements festifs ainsi que leurs traditions orales pourraient faire les frais de ces évolutions, engendrées par le réchauffement du climat, qui est lui-même provoqué par l'industrialisation du monde.