Après trois jours de discussions à St. Pete Beach (Etats-Unis), les 88 pays membres de la Commission baleinière internationale se sont quittés jeudi et il semblerait que les partisans et les adversaires de la chasse à la baleine n'aient toujours pas trouvé de terrain d'entente.
Les négociations ont porté sur un projet de compromis qui autoriserait le Japon, la Norvège et l'Islande à poursuivre la chasse à la baleine, mais sous un strict contrôle et en acceptant une réduction drastique du nombre de cétacés tués.
Les Etats-Unis n'ont pas encore arrêté leur position
Les Etats-Unis seraient prêts à accepter une légalisation internationale de la pêche à la baleine si le nombre de prises diminue, a indiqué (jeudi) la négociatrice Monica Medina.
"L'administration américaine ne prendra jamais une position, qui autoriserait la chasse commerciale à la baleine. Mais d'un autre côté, nous n'avons pas les moyens actuellement de l'empêcher" a-t-elle souligné.
Washington ne peut se prononcer sans connaître le nombre d'animaux dont la chasse serait autorisée chaque année au terme de la réduction des prises proposée à la CBI, a indiqué Monica Medina.
Le bras de fer continue entre l'Australie et le Japon
L'Australie s'oppose fermement à une reprise de la chasse commerciale.
Le Japon poursuit de son côté la chasse mais à des fins "scientifiques" tandis que la Norvège et l'Islande passent outre le moratoire instauré en 1986 et continuent de les massacrer.
"Les pays favorables à la protection (des baleines) sont allés très loin sur la voie d'un compromis mais ils n'ont reçu en échange aucune concession des pays chasseurs" a dénoncé Nicolas Entrup, de la Société de protection des baleines et dauphins, une association écologiste.
La Commission baleinière internationale va se référer à ces dernières discussions pour étoffer sa proposition pour la soumettre aux pays membres avant le 22 avril, qui devront l'étudier avant la prochaine réunion de la Commission prévue en mai au Maroc.