De nouvelles règles devraient rendre la chasse aux phoques plus humaine et moins barbare au Canada. Le gouvernement de ce pays a décidé d'adopter de nouvelles règles car certaines méthodes traditionnelles ont souvent été condamnées et très critiquées par de nombreux pays dont l'Union européenne. Ces nouvelles règles garantissant une mort rapide et peu douloureuse pour ces animaux sont les suivantes :
les bêtes plus âgées seront désormais abattues au fusil et non plus avec le traditionnel hakapik (gourdin). Selon les experts, ce geste est insignifiant car moins de 1 % des prises annuelles ont plus d'un an. En revanche, la
chasse au moyen des hakapiks est limitée aux
phoques de moins d'un an ou ayant déjà été abattus par balles. Quoi qu'il en soit, les chasseurs devront s'assurer de la mort de l'animal avant de poursuivre...
Car les chasseurs canadiens sont aussi tenus :
de ne pas écorcher une bête tant que son crâne n'a pas été fracassé. Pour s'en assurer, les chasseurs devront le tâter
d'attendre une minute entre le saignement de l'animal et son dépeçage
Eviter une interdiction du commerce des peaux
Le Canada a pris ces nouvelles règles afin d'éviter une rupture avec l'Union européenne dont les Etats membres s'étaient prononcés fin octobre en faveur d'une interdiction du commerce des peaux de phoques tués dans des conditions cruelles (phoques écorchés encore vivants) mais ils avaient différé leur décision définitive en raison de "nuances" sur les modalités de cette interdiction.
Un des objectifs du règlement est de "maintenir la bonne réputation du Canada à l'échelle internationale au titre de pays qui respecte la faune relevant de ses compétences" écrit le gouvernement conservateur de Stephen Harper.
L'exportation des produits dérivés estimés à 13 millions de dollars
En 2008, Ottawa a autorisé l'abattage de 275.000 phoques sur la façade atlantique du pays. Selon le gouvernement canadien, l'exportation des produits dérivés de la chasse au phoque génère tous les ans des revenus estimés à près de 13 millions de dollars.