L'affaire empoisonne les relations entre l'Union européenne et le Canada. Mais les juges ont tranché, la Cour européenne de justice a débouté des organisations représentant notamment des Inuits du Canada, qui s'opposaient en justice à l'embargo de l'UE sur les produits dérivés du phoque.
L'embargo européen, en vigueur partiellement depuis le 20 août, est désormais total et s'applique notamment aux seize organisations, dont la principale organisation inuit du Canada, Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), qui avaient déposé un recours demandant la suspension de cet embargo.
Le juge a rejeté les arguments des plaignants qui mettaient en avant le préjudice financier imputable à l'embargo ou le risque de suicide des jeunes dans les communautés inuit. Les opposants à l'embargo ont encore la possibilité de faire appel.

Des défenseurs d'animaux dont Brigitte Bardot
L'embargo de l'UE, décidé en juillet 2009 sous la pression de défenseurs des animaux --dont l'ancienne star française Brigitte Bardot-- qui dénonçaient la "cruauté" des chasseurs, avait été contesté auprès de la CEJ par ITK. La plupart des plaignants représentent les Inuits, un peuple autochtone des régions arctiques, mais certains sont des sociétés de commercialisation de produits dérivés du phoque, tel le Groupe canadien de mise en marché du phoque, l'Institut de la fourrure du Canada et le groupe norvégien GC Rieber Skinn AS. Une association installée au Groenland, la Conférence circumpolaire inuit (ICC), en fait également partie.